TEST PHOTO

15 jours de Road trip avec le D750

Vous allez sans doute vous poser la question : Pourquoi faire un test d'un boîtier sorti il y a presque deux ans? Tout simplement parce qu'il n'est jamais trop tard pour donner son avis et pas seulement sur des chiffres mais sur un vrai ressenti. Comment le boîtier se comporte sur le terrain et surtout ce qu'il me permet (ou pas) de faire. 
BOY
Bled en Slovénie

Vous allez sans doute vous poser la question : Pourquoi faire tester un boîtier sorti il y a presque deux ans?

Tout simplement parce qu’il n’est jamais trop tard pour donner son avis, d’essayer d’aller au delà des chiffres et de partager un vrai ressenti. Comment le boîtier se comporte sur le terrain et surtout ce qu’il me permet (ou pas) de faire.

Entre nous, la principale raison de ce test est que l’obturateur de mon cher D800E a rendu l’âme après 5 ans et plus de 120 000 déclenchements. Il est partit de sa belle mort en emmenant au passage le capteur qu’il a gentiment rayé. Résultat des courses, l’appareil est immobilisé le temps de récupérer les pièces.

Heureusement, Nikon m’a prêté un appareil le temps des réparations. Pas de D800 ou de D810 en stock, reste seul un D750, qui sera mon compagnon le temps de ce road trip.

Cela m’a donné envie de partager mon expérience en tant qu’utilisateur de boîtier pro de passer quelques semaines avec un appareil « expert ».

Je ne reviendrai pas en détail sur toutes les fonctions du boîtier mais plutôt sur mes sensations le boîtier en mains, le plaisir que j’aurais à prendre des photos et bien sûr le rendu final en comparaison avec ce que je connais, c’est à dire mon D800E.

Prise en main. 

J’avais quelques appréhensions lors de mon premier jour. Le boîtier est bien plus léger que son grand frère et certaines parties (logement batterie ou molettes des programmes) paraissent un peu fragiles.

La poignée plus mince et plus profonde est finalement très agréable à l’usage.  Le viseur est lui aussi très bien fait et ne me bouleverse pas trop mes habitudes. La molette des programmes remplace le trèfle sur l’épaule gauche et déplace quelques fonctions sur le côté gauche de l’écran (ISO, balances des blancs). Je m’y retrouve assez vite. Les batteries n’ont pas changé, je peux donc réutiliser celles de mon D800 qui ont une très bonne autonomie. Je peux faire plus de 1000 photos  (viseur optique + AF + visualisation ) même après plusieurs années d’utilisation. Petite astuce dans le menu batterie, on peut vérifier l’état de charge de batterie mais aussi son état d’usure, numéroté de 1 à 4,  1 étant neuf et 4 proche de la fin. Mes batteries sont en niveau 3 mais tiennent encore bien la charge.

Par contre je n’aime pas trop le bouton qui permet de changer la cadence moteur, il faut appuyer sur un bouton et tourner la molette. Le mouvement n’est pas très fluide et bloque régulièrement. Pour le reste, tout est classique chez Nikon, joypad pour l’AF (très pratique) et boutons de visualisation.

Un petit tour dans les menus et je retrouve mes réglages, Raw sans compression, AF sur le bouton AE/AF au lieu du déclencheur, copyright,… Les menus manquent toujours d’explication et d’un peu plus de clarté mais ont le mérite de pouvoir personnaliser très finement son appareil.

Sur le terrain :

À l’usage le D750 se révèle un boîtier très agréable, l’autofocus réagit bien, même en basse lumière il arrive à accrocher le point ce que ne faisait pas toujours le D800. La balance des blancs me paraît plus précise et offre plus de réglages personnalisé. En complément des modes classiques (ombre, soleil, fluorescent…) on peut se faire sa propre balance pour des cas de lumières mixtes un peu complexes. Le rendu final est plus naturel et atténue le rendu très jaune du d800 qui même avec une charte de couleur  demandait un travail d’ajustement au développement.

La cadence de prise de vues est confortable et peut se régler à la vue près dans le menu. Avec le 24/120 nikon, le boîtier est bien équilibré et tient bien en main. Associé à mon 24/35 f2 Sigma, le D750 pique un peu du nez et à du mal à cacher son pedigree de boîtier expert. Ça n’est pas très grave mais avec des optiques comme un 70/200 f2,8 la tenue en main doit être un peu moins agréable.

Le viseur est très lumineux et agréable, rien a redire. L’écran est bien défini et agréable à utiliser pour shooter même si je préfère toujours le viseur optique. En mode photo, l’écran se coupe un 1/4 de seconde et semble moins réactif qu’en mode « viseur optique ».

Habitué au D800/810, lors des visualisations des photos, je me suis souvent trompé de bouton. Au lieu de réduire la photo, je l’ai protégée. Faute d’inattention ou mauvais placement des boutons, un écran tactile permettrait de naviguer plus facilement dans les photos et de les passer en revue plus rapidement. I

Qualité d’image:

Le rendu est très satisfaisant, les images sont bien définies. Sur l’écran certaines images paraissent vraiment surexposées, un coup d’œil sur l’histogramme laisse apparaître une courbe qui contient des détails et c’est vraiment en développant dans camera raw que l’on peut récupérer très facilement du détail. La plage dynamique m’a surpris par son étendue pour ce type de boîtier.

La définition est bonne mais à côté des 36MP du D800, les 12 millions en moins se font sentir. Dans photoshop, à 100% on atteint les limites du capteur quant avec le D800E l’image en a encore sous le pied, les détails sont encore présents même à 200%. Le grain et le piqué sont beaucoup plus fins. J’étais donc un peu déçu en visionnant les premiers paysages et puis je me suis replongé  dans mes images. En développant d’autres vues avec des premiers plans plus marqués, je me suis rendu compte que la qualité était bien présente et que le D750 s’en sortait plutôt bien.

DOLOMITE
Panorama réalisé à l’aide de 2 images stitchés dans photoshop.

On s’habitue vite aux hautes définitions où une simple correction de perspective se fait sans perte de détails. À 24 millions, on est plus vite limité mais rien de dramatique.

Lago di Braies
Lago di Braies avec Stéphanie Chermont

Conclusion: 

Au final, le D750 est un boîtier agréable et performant. C’est un bon choix dans la gamme Nikon pour un full frame.

Dans mon cas il ferait un bon second boîtier même si pour des shootings réclamant des cadences plus élevées, je me serais tourné vers le D500 qui malgré sa définition moindre en APSC atteint les 10 vps et à le système autofocus que le D5 qui est une référence. L’arrivée prochaine du D850 change la donne, car il combine les avantages de tout ces boîtiers, la définition en plus.

La tendance est aux boîtiers hybrides mais le D750 reste un bon choix. En terme de rendu les deux se valent. Par contre l’obturateur électronique silencieux et la cadence moteur qui en découlent sont des avancées importantes. La technologie des hybrides à encore des progrès à réaliser pour faire oublier la qualité des viseurs optiques, le parc d’objectifs disponible en 24X36 ou la faible autonomie de ses batteries. La photo est affaire de sensibilité, le boîtier bien qu’essentiel ne fait pas tout et ce qui fera la différence seront les choix que vous ferez dans vos séances

PS: je n’ai pas parlé de SnapBridge et du wifi car en 15 jours, je n’ai pas réussi à le faire fonctionner même en cherchant sur la FAQ. Cette fonction qui permet de faire communiquer mon iPhone et le boîtier afin  de partager facilement des images sur les réseaux sociaux. C’est dommage car j’attendais beaucoup de cette fonction, j’y reviendrai plus tard dans un test complémentaire.

D750

+ 🙂

Bonne qualité générale des images

Belle plage dynamique

Bonne Autonomie et batteries compatibles entre boîtiers

Autofocus performant même en basse lumière

Boîtier hautement personnalisable dans les menus

Écran pivotant

–  🙁

Menus toujours un peu obscurs

Écran un peu trop contrasté

Définition limitée à 24MP

Utilisation de SnapBridge et du wifi compliquée

Construction un peu moins robuste que sur les D810

 

un commentaire

  1. Bonjour Sébastien,

    J’ai aussi adoré ce D750, même si je lui ai préféré le D810. Concernant la plage dynamique, il n’y a plus guère à s’en soucier avec les derniers capteurs Nikon (ou Sony), seuls les canonistes peuvent encore vraiment en être déçus lol.
    Sur la construction, c’est moi qui suis encore surpris de voir des inquiétudes sur un boitier comme le D750 quand je vois que de vieux D3000 bien plus plastoc malmenés et rarement nettoyés fonctionnent encore après quasiment 10 ans 😉 .
    Sur le niveau de détails je suis d’accord et le fait que les D800E/810 aient un capteur sans filtre passe-bas (ou presque pour le D800E) contrairement au D750 y joue aussi un rôle, néanmoins comme tu le soulignes ça reste un boitier orienté expert donc je ne mettrais pas la définition de 24MP dans les « -« , déjà quand on voit ceux qui se plaignent des 36MP sur les D8x0 à coup de « ça sert à rien », « ça monte moins bien en ISO », « c’est recommandé d’avoir des optiques haut de gamme et un ordinateur puissant »…cette dernière étant à mon sens la plus drôle, comme s’il existait un appareil sur lequel on recommanderait des culs de bouteille 😀 .

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