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Une journée à 100 millions (de pixels) avec le Phase One IQ1

PHASE-ONE-DEF-1.0
Une journée avec le dos Phase One IQ1 de 100 millions de pixels.

Pour la réalisation d’une campagne, j’ai utilisé le boîtier PhaseOne XF et le dos IQ1 à 100 millions de pixels avec comme petits copains, les 3 optiques blue ring de Schneider.
45mm f 3,5  
80mm f 2,8  
120mm Macro f4.
Je vous entends déjà saliver sur la qualité de l’ensemble.

Prise en main du Phase One IQ1 

Le Phase One XF se compose de 4 éléments, le boitier en lui même, le dos, le prisme et l’objectif. Cela nous donne un beau bébé de 3,3 kilos avec le 45mm. À moins d’être sérieusement motivé ou d’avoir de très gros bras, on n’utilisera pas l’ensemble à main levée toute la journée. La poignée assure une très bonne prise et l’utilisation se fait comme avec un reflex classique. Passée les premières minutes de légère tension, on oublie que l’on a l’équivalent d’une berline allemande et on se réjouit d’utiliser un outil formidable. Tout d’abord, le viseur, large, sobre et lumineux, est un vrai régal pour cadrer. On passe ensuite au boîtier, on trouve sur l’épaule droite le déclencheur et une molette pour le diaphragme ou la vitesse. À l’arrière côté pouce, deux autres molettes personnalisables et un bouton très pratique gère l’autofocus. Au milieu se trouve l’écran  tactile qui donne les informations principales de prise de vue mais qui permet également de relever le miroir, régler la sensibilité ou la mesure de lumière. En balayant l’écran comme sur un iPhone, on atterrit sur différentes fonctions très utiles comme un niveau  à bulles, le focus stacking, l’histogramme ou le contrôle radio des flashs Profoto. C’est bien pensé et vite indispensable en séance. Par contre, le reste des menus pour les réglages des autres fonctions est un peu obscur et la navigation avec deux boutons à droite de l’écran n’est pas très évidente. Heureusement, une fois les choix effectués, on n’y revient plus.

Passons maintenant au dos, qui reprend en partie certains des menus du boitier sur lesquels je ne reviendrai pas. L’écran tactile est de 3,2 pouces. La résolution est très bonne, un pincement avec les doigts assure le zoom, ce qui permet de vérifier le point facilement en mode nomade. En plein soleil, comme tous les écrans, il est difficile de vérifier ses images.

Cadrer avec un moyen format est un vrai plaisir

L’autofocus quant à lui réagit bien, il n’est certes pas aussi véloce que certains 24X36 mais il est fiable et il assure une véritable aide tant la mise au point est cruciale sur ce type de format. Je regrette une seule chose, une zone de mise au point uniquement centrale, ce qui, même en utilisation sur pied, nécessite de vérifier le point sur un écran externe. La possibilité de choisir ses points autofocus aurait été d’une grande aide. Compte tenu de la taille importante du capteur et donc du miroir, je n’ai pas fait de photos en dessous du 1/250ème de seconde. Je n’ai pas eu de problème de flou dû aux vibrations.

CAMPAGNE-ESSENTIEL-3Cadrer avec un moyen format est un vrai plaisir, le 4,5X6 est un format très élégant. L’oeil au viseur, je perçois la finesse des transitons de flou entre mon modèle et le fond.

Qualité des images dans Photoshop

Pour développer les fichiers RAW, il faut passer obligatoirement par Capture one. J’ai déjà une licence, la version 8 que j’avais un peu laissée de côté avec le temps. Je la mets à jour pour 99€ en version 10 et c’est parti pour la dérawtisation. Capture one est toujours organisé en blocs, le premier concerne les corrections optiques.

CAMPAGNE-ESSENTIELJ’ai cru un instant que le profil de mes objectifs n’étaient pas chargé car l’onglet aberration chromatique et déformation ne donnaient aucun résultat. Il semblerait que le niveau de qualité de ces objectifs soit tel qu’ils ne sont quasiment pas affectés par ces défauts. Ce sera un détail à creuser lors d’une prochaine séance.

Ensuite vient la balance des blancs. La séance a été réalisée connectée à un mac, nous avons pu prendre le temps de faire une photo référence avec une charte de couleur qui a servi à établir une chromie de base pour toutes les images de chaque série. Le rendu des des couleurs est vraiment très naturel. Chaque teinte est parfaitement reproduite, ceci est dû entre autres aux fichiers 16 bits qui enregistrent un nombre plus important de nuances.

La dynamique est elle aussi très bonne, la récupération dans les ciels ne présente pas de cassures ni de zones irrattrapables. Une fois de plus, le shoot a été contrôlé en lumière naturelle associé à des flashs, ce qui limite les zones fondamentalement surexposées ou sous exposées.

Une des fonctions très bien contrôlée de COne est la clarté avec la possibilité de régler l’intensité mais aussi le type de clarté avec un algorithme plus ou moins agressif. Le mode naturel donne de bons résultats pour moi. J’y associe également un peu de grain (mode grain fin) pour adoucir le rendu général. J’ai également réduit l’accentuation de base de COne qui me paraissait un peu trop forte. Je préfère la rajouter en fin de retouches dans Photoshop.

Le boîtier fait corps avec le photographe et révèle tout son potentiel

À l’ouverture, je me retrouve avec une image de 527 mo pour une taille de 70X100cm. Il faut avoir un mac qui envoie du lourd pour traiter ces fichiers et un semi-remorque de RAM. Les 64go de mon modèle en fin de traitement sont quasiment entièrement utilisés.

Un rapide zoom dans l’image montre une quantité de détails extrêmement bien reproduits. C’est un plaisir pour la retouche, tant les fichiers recèlent de ressources pour des traitements vraiment poussés.

CAMPAGNE ESSENTIEL-DETAIl
Détail à 100 % d’un fichier issu du IQ1 100 MP dans Photoshop

Conclusion : Au terme d’une journée bien remplie, j’ai eu beaucoup de mal à rendre ce boîtier Phase One. Il m’a fallut un peu de temps pour trouver mon rythme mais une fois passé les premières hésitations, le boîtier fait corps avec le photographe et révèle tout son potentiel. Seul revers de la médaille, sa plage autofocus un peu étroite et sa cadence moteur qui oblige à s’adapter à ce fonctionnement un peu plus lent qu’un reflex 24×36.

La qualité des images est vraiment exceptionnelle et elle justifie en partie le tarif demandé.Si vous pouvez payer les deux gardes du corps pour protéger le IQ1, vous pouvez sans problème l’emmener partout.

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